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Améliorer la performance éclosion et post-éclosion avec l’approche de perte pondérale non linéaire

Vous cherchez à optimiser les taux d'éclosion et à améliorer la qualité du poussin tout en agissant avec une précision accrue et en diminuant la charge de travail ? Petersime s'est intéressée à la question et s'est lancée dans un programme de recherches exhaustives visant à atteindre des performances optimales d'éclosion et de post-éclosion.

De Roger Banwell, responsable de développement de couvoir Petersime

Quelles en sont les conclusions ? Les conditions environnementales influent considérablement sur les taux d'éclosion et la qualité du poussin. L'optimisation de ces facteurs vous permet d'accroître sensiblement les performances et d'obtenir de meilleurs résultats. Roger Banwell, responsable de développement de couvoir chez Petersime, explique en quoi le nouveau système de perte pondérale mis au point par l'entreprise s'accorde parfaitement avec ce concept.

« L'une des étapes cruciales durant la période d'incubation(temps nécessaire pour qu'un embryon devienne poussin) repose sur la perte pondérale de l'œuf. Pour pouvoir s'extraire de sa coquille, le poussin doit disposer d'une chambre à air à l'intérieur de l'œuf de sorte à habituer ses poumons à l'atmosphère extérieure (bêchage interne). Cette chambre à air ne peut se former que si l'œuf perd entre 11 % et 14 % de son poids sous la forme de vapeur d'eau. »

L'optimisation de cette perte pondérale représente un défi majeur. Petersime propose son Dynamic Weight Loss System™ (perte pondérale contrôlée) (DWLS™). « Les chefs de couvoir ont bien souvent déjà utilisé des systèmes de perte pondérale linéaires qui permettent à l'œuf de perdre progressivement et régulièrement du fluide au cours du processus d'incubation. Il ressort cependant de nos recherches que de meilleurs résultats sont obtenus sur une trajectoire non linéaire tout en maintenant des niveaux de fluide élevés en début d'incubation. Le liquide n'a été éliminé qu'après développement complet des embryons. Le système DWLS™ a été conçu pour évaluer le poids de l'œuf à intervalles réguliers tout en procédant au réglage automatique de l'environnement d'incubation, entraînant ainsi une perte pondérale optimale. »

Comparaison des différents systèmes de perte pondérale

Petersime a entrepris une série d'expériences exhaustives destinées à éprouver son système de perte pondérale. « 12 tests pratiques ont été mis en œuvre afin de comparer les deux méthodes de perte pondérale, linéaire et non linéaire (DWLS™), sur environ 1 380 000 œufs issus de deux souches ou ‘‘bandes’’ (Ross et Cobb). Les volailles de ponte ont été classées selon trois groupes d'âge : 28-36 semaines, 37-45 semaines et 46-54 semaines. »

Schéma de la méthodologie appliquée

Les chercheurs ont mis en œuvre la méthodologie suivante : « Nous avons programmé deux incubateurs à chargement unique semblables (voir encart) en appliquant des conditions climatiques rigoureusement identiques afin d'évaluer plusieurs types de perte pondérale. Ainsi, un œuf suivant une trajectoire linéaire a perdu au total plus de poids, disons au 9jour, qu'un œuf placé dans un incubateur non linéaire. Cependant, il convient de noter qu'au moment de transférer les œufs vers les éclosoirs, tous les œufs avaient perdu la même quantité de poids. Nous avons utilisé les mêmes éclosoirs et soumis les œufs à des conditions rigoureusement identiques. Une fois éclos, les poussins ont été transférés vers des bâtiments distincts où leur évolution a fait l'objet d'un suivi complet. Entre les expériences pratiques, nous avons alterné les méthodes de perte pondérale au niveau des incubateurs. Nous avons ainsi été en mesure d'exclure toutes influences externes ou mécaniques. »

Interaction constante

Pour l'essentiel, Petersime a été confronté au défi que constitue l'identification des conditions idéales au sein de l'incubateur. La tâche fut loin d'être aisée, compte tenu des disparités géographiques, d'alimentation des troupeaux de volailles (parents) et des conditions de ponte. « Ce qui est avéré en Russie ne convient pas nécessairement en Afrique du Sud ou en Indonésie. Il vous appartient de définir les conditions optimales en fonction du lieu d'exploitation. Pour résumer, vous cherchez à optimiser le taux d'éclosion et le développement, ainsi qu'à rendre plus homogènes la qualité des poussins et les résultats. Idéalement, l'ensemble des volatiles, et non quelques-uns, doivent parvenir au même poids en même temps. »

Perte pondérale non linéaire ou Perte pondérale linéaire

C'est là qu'intervient le concept BioStreamer™ et le processus Embryo-Response Incubation™ mis au point par Petersime. « L'idée consiste à contrôler en continu le comportement des embryons et à adapter l'environnement d'incubation à leurs besoins spécifiques. Aucun lot d'œufs à couver n'est identique, de sorte que vous devez être en mesure d'adapter leur environnement en fonction des besoins. Les systèmes d'incubation à chargement unique traditionnels ignorent cet aspect et se contentent de paramètres d'incubation moyennés. » Les technologies Petersime fournissent des données plus précises sur le processus d'incubation aux responsables de couvoirs. « Nous leur facilitons la tâche qui consiste à identifier les conditions idéales d'incubation de leurs systèmes. Par ailleurs, nos experts se tiennent à tout moment à votre disposition pour délivrer une formation professionnelle ou quelques conseils pratiques. »

Performances améliorées

Cette méthode non linéaire de perte pondérale stimule-t-elle réellement les performances ? Petersime en est convaincu. « Les expériences que nous avons menées révèlent une nette amélioration en termes d'éclosion et de post-éclosion. En moyenne, nous avons obtenu +0,91 % de poussins à éclore, ce qui implique une réduction de la mortalité à l'intérieur de l'œuf en fin d'incubation (mort dite ‘‘tardive’’). »

Résultats d'éclosion lors des essais

Une fois éclos, les poussins issus d'un incubateur de perte pondérale non linéaire s'avèrent également plus robustes. « Nous avons constaté des taux de mortalité inférieurs, avec une réduction de 0,23 % de la mortalité des poussins après éclosion. Nous avons également constaté des poids de croissance sur des poussins issus de systèmes ‘‘non linéaires’’ jusqu'à 72 grammes supérieurs à ceux issus de systèmes ‘‘linéaires’’. Chaque expérience nous a permis de mettre en lumière le même avantage mesurable en termes de performances. Les poussins issus de systèmes ‘‘non linéaires’’ ont connu une croissance plus lente en début d'incubation, suivie d'une période de croissance compensatoire. En d'autres termes, leur poids a rapidement rattrapé celui des poussins issus de systèmes ‘‘linéaires’’ avant de les dépasser au final. »

Perte pondérale par tranche d'âge

Quelles autres conclusions Petersime tire-t-elle de ses expériences ?

Certaines restrictions de l'incubation traditionnelle ont nettement limité nos actions et notre réflexion. Loin de revendiquer la modification des lois de la science aviaire, nous savons désormais que la perte pondérale optimale se situe au point d'éclosion. En uniformisant davantage cet aspect, nous pouvons gérer les éclosoirs avec un niveau d'humidité plus faible jusqu'à la fin de la couvaison et accroître considérablement la flexibilité de notre approche de la perte pondérale au moment du transfert.

Ventilation : perte pondérale jusqu'au point d'éclosion

L'approche non linéaire et une meilleure compréhension de la perte pondérale ciblée permettent de mieux contrôler la ventilation. Cette approche uniformise la température, améliore l'efficacité énergétique et le contrôle des échanges gazeux qui devient à la fois plus précis et plus flexible. Le développement vasculaire s'en trouve renforcé. Au final, le taux d'éclosion augmente, la qualité des poussins aussi, la performance post-éclosion est optimale, et bien entendu, le processus d'incubation plus naturel améliore le bien-être animal.

Incubateur à chargement unique ou partiel ?

Les chefs de couvoir ont pris l'habitude d'utiliser des incubateurs à chargement partiel. Il s'agit de placer des œufs à plusieurs stades de développement embryonnaire dans un seul incubateur, d'où son nom. Comme l'indique Roger Banwell : « Tous les œufs sont soumis à des conditions rigoureusement identiques, quel que soit leur stade de développement. Si vous obtenez de bons résultats, vous êtes bien en peine d'en connaître la raison. Il s'avère alors impossible de reproduire la recette du succès. »

En fonction des étapes de développement, les œufs exigent des conditions environnementales différentes. « Voilà pourquoi nous proposons également des incubateurs à chargement unique. Tous les œufs entrent et sortent de l'incubateur en même temps. Vous obtenez ainsi un contrôle exhaustif et homogène sur chaque paramètre à l'intérieur de l'incubateur. Résultat : des performances améliorées à chaque étape du processus. »