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Optimisez votre chaîne de valeur (1) Le souci croissant d’amélioration de la qualité

Avec la demande croissante de traçabilité et de formation pertinente, il est essentiel aujourd'hui d'optimiser votre chaîne de valeur. Il existe différents moyens, que nous décrirons dans les séries à venir, de maximiser le potentiel génétique de l'œuf afin d'obtenir les poussins d'un jour les plus rentables pour chaque personne impliquée dans la filière avicole.

Par Jason Cormick, Spécialiste en couvoirs chez Petersime

Dans la série mensuelle « Obtenez les poussins les plus rentables possible en optimisant votre chaîne de valeur », nous mettrons l'accent sur

1. Le souci croissant d’améliorer la qualité

2. L'aide de la nature pour exprimer tout le potentiel génétique de l'œuf

3. La température et son influence sur le taux de croissance et la santé de l’oiseau (+ liste de vérifications pour les conditions de température optimales lors de l’incubation)

4. Le CO2 et son influence sur le développement du système vasculaire et pulmonaire (+ liste de vérifications pour les conditions de CO2 optimales lors de l’incubation)

5. La perte pondérale et son influence sur le comportement du poussin (+ liste de vérifications pour les conditions d'humidité optimales lors de l’incubation)

La volonté croissante d'optimiser la chaîne de valeur

Aujourd'hui, il est essentiel d'optimiser votre chaîne de valeur. D'abord parce que la population ne cesse de croître. Plus il y a de gens sur la planète, plus nous devons produire de nourriture. Pour répondre à la demande croissante, les sociétés avicoles sont de plus en plus internationales et industrialisées et la production de volaille est de plus en plus complexe. Chaque élément de la chaîne dépend du fournisseur précédent : le supermarché ou la boucherie où le consommateur final achète sa viande dépend des livraisons de l'entreprise de transformation des viandes, qui dépend de l'abattoir, qui dépend de la ferme de poulets de chair, qui dépend du couvoir, et ainsi de suite. Chaque maillon a la responsabilité de livrer de la qualité au maillon de la chaîne suivant, de sorte qu'à la fin, la qualité globale soit garantie. C'est pourquoi chaque maillon doit optimiser sa propre production et travailler en collaboration avec les autres maillons de la chaîne pour fournir des poussins en bonne santé, de qualité uniforme. De préférence de la manière la plus efficace et la plus rentable qui soit.

En attendant, nous devons garantir de hauts niveaux de biosécurité et répondre au nombre croissant de consommateurs attachant une importance particulière à la sécurité alimentaire et au bien-être animal. La traçabilité est un aspect important de nos jours. Le consommateur final veut connaître l'origine de sa nourriture. Et cette tendance ne fera que s'amplifier. Le jour viendra où le consommateur pourra tracer facilement chaque poule depuis la ferme, il découvrira son origine ainsi que chaque étape de la chaîne de valeur, et vérifiera si elle a été élevée dans les bonnes conditions qui garantissent le bien-être des animaux et des humains qui les consomment. De plus, les fournisseurs de la chaîne de valeur exigent une traçabilité, afin de pouvoir vérifier leurs résultats et tracer les performances suboptimales dans la chaîne. Il sera possible d'examiner de plus près chaque élément de la chaîne pour évaluer sa performance.

Le besoin de formation pertinente va augmenter. Dans le couvoir, mais aussi dans les autres parties de la chaîne de valeur, nous devons comprendre ce que l'oiseau exprime. Se fier uniquement aux données et à la technologie sans observer les oiseaux est une erreur. Les problèmes sont généralement visibles sur les oiseaux. En répondant aux signaux que nous donnent les oiseaux, nous pouvons optimiser leur bien-être, leur performance et leur rendement. Cela génère au final des poules plus performantes et plus rentables.

Quelle est la meilleure façon d'ajouter de la valeur à la chaîne ?

Selon Petersime, il faut s'inspirer de la nature pour répondre à cette question. Nous devons écouter les besoins des embryons et y répondre comme une mère poule le ferait. En imitant son comportement naturel, non seulement nous garantissons le bien-être des embryons de la meilleure façon possible, mais nous faisons aussi éclore les meilleurs poussins, avec des taux de mortalité inférieurs. Nous n'avons jamais fourni de poussins à la filiaire avicole avec une telle valeur ajoutée.

Depuis des millénaires, les fermiers, les professeurs, les ingénieurs, et même les anciens Egyptiens ont étudié la question : « Comment faire éclore les poussins les plus rentables ? » Nous savons désormais que les facteurs les plus déterminants dans le processus d'incubation sont la température, le CO2 et la perte pondérale des œufs. Et maintenant, nous pouvons contrôler ces facteurs avec précision, à 0,1 °F et au gramme près. Ceci signifie-t-il que nous avons enfin trouvé le meilleur mode d'incubation ? Que nous sommes arrivés au bout de nos peines ? Bien sûr que non. Chez Petersime, nous examinons l'influence d'autres variables dans le processus d'incubation, en étudiant la nature. L'avenir de l'incubation promet d'être plus intéressant que jamais.

Dans la prochaine édition de Petersime E-News : L'aide de la nature à maximiser le potentiel génétique de l'œuf.