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Principes de l’incubation à chargement unique (4)

Partie 4: optimisez vos performances d'incubation grâce au contrôle du CO₂ Pendant l'incubation, les embryons consomment de l'oxygène (O2) et produisent du gaz carbonique (CO2). Avec l'incubation à chargement unique, il est possible d'appliquer un profil de ventilation contrôlée par CO2 au lieu d'une ventilation à vitesse constante. Cela a permis d'améliorer la qualité des poussins et les performances post-éclosion.   

Roger Banwell, responsable de développement de couvoir chez Petersime

Le CO2, un produit dérivé de l'incubation?

Traditionnellement, le CO2 est simplement considéré comme un produit dérivé pendant l'incubation et comme étant toxique à certains stades du développement embryonnaire. La sensibilité des embryons aux dommages causés par le CO2 varie tout au long de la période d'incubation.

Avec l'incubation à chargement partiel, certains œufs présenteront toujours une sensibilité accrue au CO2. Par conséquent, la seule approche sûre est de maintenir des niveaux de CO2 faibles pendant l'intégralité du cycle de chargement grâce à une ventilation suffisante.

Avec l'introduction de l'incubation à chargement unique et les recherches d'optimisation ultérieures, la compréhension de la fonction du CO2 s'est nettement améliorée. Le raisonnement selon lequel le CO2 n'est qu'un produit dérivé potentiellement dangereux devant être maintenu dans des limites sûres n'est plus valable.

Retour aux sources

Comme pour tous les aspects du système Embryo-Response Incubation™, le meilleur conseil est de se référer au processus d'incubation naturel.  La meilleure façon de comprendre les échanges gazeux est de raisonner en termes de pression partielle. On cherche à répliquer le taux de transfert gazeux auquel est soumis l'embryon en développement dans le nid.

Dans un incubateur commercial, l'espace d'air libre environnant et le taux élevé de circulation de l'air ne peuvent en aucun cas représenter les conditions du nid. Mais en ajustant les pressions partielles des écarts de liquide et de gaz, les conditions optimales pour le développement de l'embryon peuvent être reproduites.

Le CO2 influence le taux de croissance

De nombreuses études ont identifié la manière dont les niveaux de CO2 variables pendant les différentes phases du développement embryonnaire ont un effet direct sur la qualité des poussins et sur les performances post-éclosion. Le graphique ci-dessous montre comment une courbe de croissance à la ferme peut être influencée par différents niveaux de CO2 au cours de la phase de développement embryonnaire.

En appliquant le bon niveau de CO2 pendant l'incubation, l'efficacité post-éclosion peut être optimisée en fonction des poids cibles. La croissance optimale dépend d'exigences spécifiques du client.

Fenêtre d'éclosion

Le profil de CO2 influence le taux de croissance de l'embryon, mais également la fenêtre d'éclosion. Dans un incubateur à chargement partiel, le besoin constant de ventilation, chauffage et refroidissement génère une importante amplitude thermique. Par conséquent, une incubation à chargement partiel crée une fenêtre d'éclosion très importante.

Il est possible de réduire considérablement cette fenêtre d'éclosion en appliquant des niveaux de CO2 adaptés pendant les différentes phases du processus d'incubation. Cette méthode est à nouveau inspirée du processus d'incubation naturel. La vigilance de l'oiseau parent pendant le processus d'incubation naturel peut être reproduite. Cela crée des conditions d'éclosion optimales car les mêmes stimuli que dans le nid sont générés.

Résumé

L'incubation à chargement unique permet un contrôle précis du niveau de CO2 pendant l'incubation. Ce CO2 n'est plus un produit dérivé et devient un outil permettant d'optimiser le processus d'incubation. L'application d'un profil de CO2 correct améliore la qualité des poussins ainsi que les performances post-éclosion et entraîne une réduction de la fenêtre d'éclosion.