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Repensons les règles d’or de l’incubation

Vos résultats d'incubation pâtissent peut-être d'un manque de précision dans les règles que vous appliquez. Les règles de l'incubation, qui tirent leur origine de la méthodologie du chargement partiel, demeurent profondément ancrées dans nos pratiques. Pourtant, à l'heure de la transition vers le chargement unique, celles-ci mériteraient qu'on les remette au goût du jour. 

Depuis de nombreuses années, les règles de l'incubation commerciale sont tirées de la méthodologie du chargement partiel, avec toutes les limites et tous les compromis auxquels ce système donne lieu. Si ces règles sont essentielles, le moment est toutefois venu de les réviser et de les affiner de manière à les adapter à la méthode d'incubation à chargement unique, qui se révèle à la fois plus précise et particulièrement flexible. Prenons quelques exemples de règle actuelle.

Indépendamment de la méthodologie utilisée, du type de machine ou de l'expérience du chef de couvoir, certaines règles s'appliquent à tous les couvoirs pour la simple et bonne raison qu'elles concernent les besoins élémentaires des embryons :

  • Règle 1 : les œufs uniformes de haute qualité donnent les meilleurs résultats.
  • Règle 2 : la biosécurité revêt une importance capitale.
  • Règle 3 : les équipements doivent être bien entretenus et réglés correctement.

D'autres règles, en revanche, n'ont pas résisté à l'épreuve du temps et doivent faire l'objet d'une interprétation nuancée.

« Le CO2 est nocif lorsque son niveau dépasse 0,45 %. »

« Le CO2 est nocif lorsque son niveau dépasse 0,45 %. » Cette affirmation est admise telle quelle par de nombreux chefs de couvoir. Or, si cette règle est valide pour la phase exothermique du processus d'éclosion, elle ne l'est pas pour la phase endothermique. Un taux de CO2 supérieur au cours de la phase de développement cardiovasculaire peut améliorer l'intégralité du développement cardiovasculaire et influer sur la performance post-éclosion. C'est pourquoi les machines à chargement unique se doivent d'être hermétiques. En effet, cette étanchéité permet à la machine d'accumuler du CO2 pendant la phase endothermique. Ceci dit, en phase exothermique, il est effectivement essentiel d'instaurer un environnement pauvre en CO2 pour favoriser la croissance de l'embryon.

« Pour obtenir un taux d'éclosion satisfaisant, il faut viser une perte pondérale de 12 %. »

Penchons-nous à présent sur la règle selon laquelle « une perte pondérale de 12 % est essentielle pour assurer un taux d'éclosion satisfaisant ». Les résultats de nos études démontrent que cette règle n'est pas tout à fait exacte. En revanche, ils nous indiquent que la densité relative (masse volumique et porosité des coquilles) joue un rôle clé dans ce contexte. Les œufs présentant une densité optimale donneront les meilleurs résultats. Ce paramètre se révèle d'ailleurs plus important que la recherche de la perte pondérale idéale.

« Les poussins doivent être nourris et abreuvés dès qu'ils ont éclos. »

Il en va de même pour ce dernier exemple, à savoir la règle selon laquelle « un accès immédiat à la nourriture et à l'eau est primordial pour garantir une bonne performance post-éclosion et le bien-être des poussins ». Cette règle est, elle aussi, erronée, car tout dépend du timing. En effet, il n'est pas nécessaire de fournir un accès immédiat à la nourriture et à l'eau, mais il faut le donner au bon moment. Examinons la question plus en détail.

De vastes études comparatives menées au cours des 18 derniers mois montrent clairement qu'il existe un moment optimal pour nourrir les poussins. Le fait est que si vos conditions d'incubation ne sont pas idéales, votre fenêtre d'éclosion sera étendue. Dans ces conditions, il va sans dire que des poussins immédiatement nourris et abreuvés offriront de meilleures performances.

Mais qu'adviendrait-il si nous ne donnions pas un accès immédiat à la nourriture et à l'eau ? Face à cette question, on a tendance à songer aux conséquences désastreuses en matière de bien-être animal, alors qu'en réalité, il n'y a aucune raison de céder à la panique. En effet, ce n'est qu'après plus de 48 heures sans nourriture et sans eau que nous constatons un impact négatif sur les performances des poussins. Et même après plus de 72 heures, nous ne déplorons aucun effet significatif sur la mortalité. Bien entendu, il n'est pas nécessaire d'attendre si longtemps, mais ce constat est la preuve que les poussins n'ont pas immédiatement besoin de nourriture et d'eau après avoir éclos.

Utiliser la nature comme référence

En fin de compte, pour fixer les règles d'or, nous devons nous inspirer de ce qui se trouve juste devant nos yeux, à savoir la nature. Petersime utilise la nature comme référence pour optimiser les performances et développer ses produits, et révise les règles chaque fois que la mère poule dévoile un secret permettant de mieux la comprendre. L'équipe de recherche et développement met principalement l'accent sur deux critères qu'elle juge tout aussi essentiels : l'optimisation des performances d'éclosion et post-éclosion et la garantie du bien-être des poussins. Cette démarche a mené au développement de diverses solutions qui imitent la nature depuis le stockage jusqu'aux étapes post-éclosion. Pour résumer, nous pouvons nous ériger en « parfait parent » en procédant à une incubation à chargement unique à l'aide des technologies Embryo-Response Incubation. Avec à la clé la réalisation de notre objectif ultime : la garantie d'un bénéfice maximal pour la vie, et ce, en harmonie avec la nature.

Nos solutions s'inspirent de ce qui se trouve juste devant nos yeux : la nature.